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Quand elles s'endorment pour toujours. par Mahdaoui Abderraouf

Quand elles s'endorment pour toujours. de Mahdaoui Abderraouf





Quand elles s’endorment pour toujours,

Ceux qui sont peinés par leur sommeil

Les aiment d’un plus grand amour

Et font de leur ancienne vie, leur unique soleil.

Quand elles s’endorment pour toujours,

Elles ferment les yeux sur tout ce qui les entoure.

Elles s’en vont sans vacarme ni tapage

En acceptant la fatalité venue avec l’âge,

Laissant dans une peine incommensurable

Ceux dont le chagrin n’aura de cesse.

Pour moi qui ai perdu à jamais mon adorable ;

Mon irremplaçable ; ma regrettée princesse,

J’avoue la pénibilité des tous premiers jours,

Quand machinalement je regardais sa chaise vide.

Sur le moment, je pensais qu’elle est allée faire un tour

Mais, tout de suite, le sang glacé, je devenais livide

Car me revenaient très vite, les images de son départ.

Alors, hagard, je me demandais où est ce quelque part.

N’ayant pas de réponse à ma question, j’étais prisonnier. . .

Prisonnier de ce chagrin ; de cette brûlure ; de ce tisonnier,

Je le resterai jusqu’au jour où je partirai les pieds devant.

Ce jour-là, je n’aurai aucun regret pour le monde des vivants.

Je sais que je ne retrouverai pas ma tante à jamais adorée,

Mais je cesserai de souffrir ; de soupirer ; de me maudire. . .

J’en aurai enfin terminé avec le temps abhorré.

Quand elles ferment les yeux, elles s’en vont sans mot dire.















Fin.

Mahdaoui Abderraouf.

Le 16 Octobre 2007.




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    Poême : Quand elles s'endorment pour toujours. de Mahdaoui Abderraouf publié le 21/03/2008