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Quand elles reçoivent. par Mahdaoui Abderraouf

Quand elles reçoivent. de Mahdaoui Abderraouf

Après la douloureuse séparation,

Vient le temps de leur installation.

Les voilà dans leur dernier site.

Alors, il faut leur rendre visite.

Quand on arrive chez elles,

La première chose que l’on décèle,

C’est ce grand silence tranquille

Dans un espace rectiligne.

Quant à leur singulier domicile

Qu’une légère brise égratigne,

Il est propre et bien tenu

Et rassemble beaucoup de portraits ;

Ce qui lui donne beaucoup d’attrait.

Moi, je suis là, brisé et vaincu.

J’ai la tête basse et le cœur lourd.

Je me sens inutile et balourd.

De plus, celle que je suis venu voir

Ne m’entend pas ; ne me répond pas.

Je voudrais, mais je ne peux pas !

Alors je reste seul avec mon désespoir

Car ma tante demeure silencieuse.

Dépité, je maudis la faucheuse

Qui m’a volé ma douce tant adorée.

Autour, d’autres visiteurs.

Eux aussi sont là pour se remémorer.

Leurs échanges sont accusateurs

Mais leur dignité adoucit mon chagrin.

Alors, j’étouffe mes sanglots éperdus

Pour laisser mon regard parcourir le jardin.

Pas loin, une jeune femme se tient émue.

Dans ses mains, un bouquet de fleurs.

Ses yeux sont fatigués et silencieux.

Lorsqu’elle lève la tête aux cieux

On voit ses joues inondées de pleurs.

Et je la rejoins dans sa douleur.

Je la tiens pour ma fille ou pour ma sœur. . .

Et j’ai envie de la serrer contre mon cœur;

Parce que nous sommes dans le même malheur. . .

Par instant, la sérénité de l’endroit

Est troublée pour estomper le désarroi

Lorsque des oiseaux aux charmants gazouillis

Viennent voleter au dessus des lits

Dans leur ballet joyeux et virevoltant,

Rendant le visiteur, peu à peu moins sanglotant.













Fin.

Mahdaoui Abderraouf.

Le 24 Mai 2006.


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  • .

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    Poême : Quand elles reçoivent. de Mahdaoui Abderraouf publié le 21/03/2008