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Le soleil venait se cacher doucement derrière la montagne
Et la montagne adossée au ciel et le nuages qui l’accompagne
Allongée, la tête sur les genoux s’endormait la colline
Quand l’arbre de la paix sur leurs visages se dessine
L’été n’était encore qu’à son printemps
Mais le soleil ne voulait leur accorder davantage de temps
Mais ce qu’il ne sait, c’est que ni l’obscurité, ni l’étreinte ne les séparera
Car enlacés, personne n’a pu voir leurs bras
Et si le temps ne voit pas, il ne pourra dénouer ni défaire
Ni au paradis ni en enfer, ni dans l’obscurité ni dans la lumière
Adieu mon pays, mon bien aimé…au diable les photos qui me vident de courage
Mais moi je n’ai plus de ciel car son bleu a déteint sur ma peine suave
Et ma peine le pleure à chaudes larmes de laves
Mais peu à peu ma mémoire l'a trahit et l'a détruit
Quand je me demande après tant d’années où s’est enfui…
Ce songe de ces jours qui ne subsistent plus que dans mes rêves ?
Et quand à la lumière des étoiles mes songes crèvent
Quand les nuages bas et sombres cachent mon horizon
J’ai si peur que je redoute sortir de ma prison
Je m’accroche à cet appel si lointain qui veut me rassurer
M’apaiser et me jurer me crier et me murmurer
Les nuages vont bientôt s’affaiblir et le ciel va se dégager
Regarde dans ton cœur ses réponses sauront le protéger
De ces doutes que ta raison souffle et que lui assassine
Même que ta souffrance le réjouit et le fascine… !
Il préfère flirter avec l’idée d’un amour perdu, d'un amour caché
Le regard des éléments pleins de pitié et de méprise
Sur ce qu’il se croie être et que sous leurs yeux se brise
Il préfère dormir car sa réalité est trop dure
Et que cela est plus que ce qu’on croie qu’il endure
Il préfère se dire que demain il fera toujours plus beau
Car c’est tout ce qu’il peut s’offrir du fond de son misérable tombeau
Il attend impatiemment, passionnément les lettres de sa bien aimé
Parce qu’il n’a plus de bois et qu’il doit garder son feu allumé
Certes le papier s’empresse de le nourrir et de flamber
Mais aussi vite devient cendre et c’est le feu qui me laisse tomber
Je suis de ces courageux qui ont peur pendant la bataille
De ces lâches qui ont peur quant tout fini
Car c’est quant on perd que tout s’éclaircit,
J’ai grandi en me nourrissant de cœurs d’aigles et de lions
Et maintenant je suis la reine qui s’incline devant son pion
Je promène mon armée de pensées pleines de bravoure
Sur mon royaume cimetière colonisé par les vautours
Je leur montre que ma vie est moitié incendie, moitié chantier
Et les routes jusqu'à ma sincérité complètement défoncées
Je leur montre qu’un joyeux sourire ne veut rien dire
Et que les éclats de rire peuvent cacher de longs soupirs
Un morceau de soie peut habiller une vie de torture
Lorsqu’on n'a que sa peau pour unique et malheureuse armure
Tombé d’en haut, poignardé dans le dos, puis mis derrière les barreaux
Je suis cette cage, cet homme, cet animal, ce fou,…ce sauvage
Qui se rue sur sa table, saoûl, malade, écrivain de bas étage
Qui prostitue sa plume et brutalement la dénude de sa divine vertu
La regarde se faire violer par des mensonges qui à la fin la tuent
En regrets il s’en va lui demander pardon, en promesses la ressuscite et la réveille
Et son lendemain devin enfin différent car il fut pire que la veille
Je me damne, pour quelques pièces j’achète des millions de désespoir
Puis je me cache ne supportant plus mon reflet dans le miroir
Si je ne vaus plus rien, et qu’en rien le rien me surenchère
Le rien ne donnera pas cher de la chaire de ma chaire
Le néant lancera la plus féroce des malédictions sur ma progéniture
Et fera pleuvoir sur leurs têtes mes tripes en garnitures
Ils sont heureux de vivre tout comme je le suis en ce moment
Ils auront beau être malheureux ils sont tout de même contents
Ils feront exactement tout ce qu’ont fait leurs aïeux
Ils auront même un dieu qui se foutra de leur gueules
Oui…heureusement que le papier ne s’en pleind pas
Ni de ma colère, je ne sais plus quoi en faire, mon cœur se noie !!
Ses fines paroies sont rongées par mes larmes acides
Il ne pourra plus les contenir, il faut qu’il se décide
S’il crache du sang, et quelques délires…des rimes anorexiques,
Boulimiques junkies en manque de substances toxiques,
Il se gavera de la poésie glauque pour apaiser sa dépression
Causée par la folie, la colère et les insurmontables déceptions
A la mémoire de celui qui était et qui n’est plus, mais dans mon cœur, sera aussi vivant que le temps où il le fut !!
b_nassima87@hotmail.com
NASSIMA BOUHERAOUA
4 me année science politique
Université el hadj LAKHDAR
BATNA - ALGERIE