REJ Poésie vous permet d'éditer et de publier très
facilement vos poèmes en ligne.
Découvrez les florilèges francophones et en vo, ainsi que
les nombreux outils présents dans le site.
Vous aimez écrire des poèmes ? L'édition et la publication
en ligne de recueils de poèmes est un service entièrement
gratuit promouvant la poésie francophone. Vous aimez lire de la
poésie ? Ce site vous propose des poèmes d'auteurs inédits
ou connus.
Soyez le premier à noter ce poème. Cliquez ici pour noter ce poème et éventuellement apporter votre commentaire
Moyenne :
Non noté
Nombre de votes : 0
Monfissa. par Mahdaoui Abderraouf
Monfissa. de Mahdaoui Abderraouf
Je me sens abandonné et les larmes me viennent
Chaque fois que je repense à cette tante mienne.
Dans sa retenue et sous son calme apparent
On sentait combien elle réclamait ses parents.
Alors, par un beau jour bercé par la brise printanière,
Ma tante décida de rompre avec sa vie casanière.
Ne s’embarrassant d’aucun inutile bagage,
Elle s’en alla pour ce long et difficile voyage.
Cela s’était produit après l’Aïd de l’année dernière.
C’est ainsi que ma tante n’est pas prisonnière.
Elle n’est pas en cellule sous une masse de terre
Car elle n’est pas de ces pauvres humains qu’on enterre ;
Loin d’elle idée de la mort et son cortège qui épouvante.
Bien sûr . . . Bien sûr qu’elle est toujours vivante :
Elle est partie prendre ses quartiers de vie éternelle
Dans ce lointain inconnu où il ne pleut jamais
Et où les heures s’écoulent parfumées à la cannelle.
Là-bas, les champs de blé se confondent avec l’horizon enflammé
Lorsqu’après avoir régner, le soleil cède sa place au crépuscule,
Sans s’être rendu coupable ni de brûlure ni de canicule.
Là-bas, le lait et le miel coulent dans des rivières enchantées,
Dans un paysage où les fleurs et les plantes font sensation
Lorsqu’elles dégagent leurs multiples et exquises exhalations.
Quant à l’eau, elle arrive par des cascades qui ne cessent de chanter.
Elle s’appelait Nefissa ; elle était bonne et je l’aimais.
En me souriant, et de sa douce voix elle m’affirmait
Que la vie sur cette terre n’était que le passage obligatoire
Pour aller vivre en enfer ou au paradis, selon son comportement.
Pour moi, il n’y avait rien de prosélytique ni d’ostentatoire.
A l’époque, j’écoutais ma tante et j’y croyais fortement.
Fin.
Mahdaoui Abderraouf.
Le 11 Mars 2008.
* Contraction de maman et Nefissa.
Sur REJ, partageons la poésie
!
Liste des auteurs
Autres poèmes du même auteur :
Histoire. Abnégation. Au temps où j'étais belle. Avec l'âge. Candide. Cette nuit encore. Désenchanté. Encore quelques étés. Inaccessible. Je ne voulais pas. Kamikazes. Les charognards. Les opprimés. Les yeux verts. Lucidité. Maladresse. Mon âme est triste. Obéir. Petit. Quand elles reçoivent. Quand elles s'endorment pour toujours. Quand elles sont belles. Quand elles vieillissent. Si je n'avais pas grandi. Sous l'emprise d'une femme. Une grande personne.