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Maladresse. par Mahdaoui Abderraouf

Maladresse. de Mahdaoui Abderraouf



Je n’aime plus le mot tendresse

Car il évoque pour moi la tristesse

Dés que le souvenir de ma princesse

Resurgit à grande vitesse.

Je veux parler de ma tante son altesse.

Elle était ma foi et ma déesse.

Elle était mon refuge et ma forteresse.

Elle était mon trésor et toute ma richesse.

Si vous saviez quelle gentillesse

Et quelle douceur et quelle noblesse

L’accompagnaient partout sans cesse . . .

Elle était droiture et sagesse.

Dans sa bouche, pas un mot qui blesse.

Elle ignorait le ridicule des petitesses.

Dans ses dires, pas une bassesse

Car elle tenait toujours ses promesses.

Dans sa voix, pas un mot qui transgresse

Même lorsqu’elle me défendait avec prestesse,

Comme une lionne doublée d’une tigresse.

Si vous saviez avec quelle délicatesse

Elle me prodiguait maintes caresses.

Si vous saviez mon ivresse

Et quelle était ma paresse

Pendant ma prime jeunesse,

Lorsque je profitais des largesses

De mon adorable duchesse

Pendant des heures enchanteresses

Quand elle passait ses mains avec justesse

Et sur mon cuir chevelu et dans mes tresses.



Hélas, les ans qui passent amenant la vieillesse,

Mon adorée est partie pour une autre adresse ;

Victime de la faucheuse prodigue en scélératesses.

Depuis, je ne connais plus l’allégresse.

Dés lors, je tiens ma tante pour traîtresse

Et je ne lui pardonnerai jamais sa maladresse

Puisque son départ m’a plongé dans la détresse.

Désormais, son absence est une indésirable hôtesse.

Le temps ne connaissant pas de faiblesse,

Je m’attends à de nouvelles prouesses.

















Fin.

Mahdaoui Abderraouf.

Le 5 Janvier 2007.






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    Poême : Maladresse. de Mahdaoui Abderraouf publié le 21/03/2008