REJ Poésie vous permet d'éditer et de publier très
facilement vos poèmes en ligne.
Découvrez les florilèges francophones et en vo, ainsi que
les nombreux outils présents dans le site.
Vous aimez écrire des poèmes ? L'édition et la publication
en ligne de recueils de poèmes est un service entièrement
gratuit promouvant la poésie francophone. Vous aimez lire de la
poésie ? Ce site vous propose des poèmes d'auteurs inédits
ou connus.
Moyenne :
8,50/10
Nombre de votes : 2
Complainte du nouveau-né par Titedouce
Complainte du nouveau-né de Titedouce
Ca y est, la nouvelle est tombée!
Ils savent que je vais arriver.
Je n’ai pas encore de petit nom,
Ils m’appellent tous embryon.
Je suis installé confortablement,
Dans un très bel appartement.
J’y suis comme un poisson dans l’eau,
Et en plus, il y fait chaud.
Je me suis un peu documenté,
Et tenez-vous bien, il paraîtrait…
Que ce très bel appartement,
C’est le ventre de ma maman!
Comment y suis-je arriver?
Chut, cela serait censuré.
Maintenant j’y suis et j’y resterai,
J’ai neuf mois pour en profiter.
Tu ne t’ennuies pas, me direz-vous?
Non, car je dors beaucoup.
Grandir demande beaucoup d’énergie,
Il en faut, je suis si petit…
J’évolue de plus en plus.
Maintenant, on m’appelle fœtus.
Tous mes membres sont là,
Et j’écoute même des voix.
Je vais voir le médecin régulièrement,
Pour surveiller mon développement.
Maman me voit sur un écran,
Et je la vois quand, moi, ma maman?
J’entends seulement sa voix, douce et claire.
Si le son est plus grave, c’est mon père.
J’entends parler de prénom,
Mais suis-je une fille ou un garçon?
Ils sauront quand je voudrai bien leur montrer!
En attendant, ils feuillètent les calendriers.
Tous y passe, comme nom d’oiseau,
Le choix est fait mais chut, pas un mot!
Je n’ai jamais cessé de pousser,
Je suis, dès lors, un bébé.
Mon appartement devient étriqué,
Je devrai penser à déménager.
Ma maman a l’air très fatiguée,
Et moi j’en ai marre d’être enfermé,
Alors ce jour, en milieu de matinée,
Je décide de pointer mon nez.
Je ne sais pas ce qui ce passe, mais j’ai peur,
Ma maman hurle de douleur.
Moi je glisse vers je ne sais où,
Mais mes parents, je le sais, sont au bout.
Je crains ce monde inconnu,
A qui sont ces mains tendues?
Mon seul réflexe, un cri.
Personne n’a eu peur, ils sourient.
Et voilà, je suis arrivé à bon port,
J’ouvre les yeux sur le dehors.
Je croise son regard, c’est ma maman,
Et je l’aime déjà tant…
Mais au fait, je suis une fille!
En cœur; ils annoncent : Camille.
Voici l’histoire de ma naissance,
Ravie de faire votre connaissance…
Sur REJ, partageons la poésie
!
Liste des auteurs
Il n'y a pas d'autre poème pour cet auteur dans la banque.